[Laboratoire d’idées]
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Tous les éditos de l’iReMMO

Dans le cadre de son Université Populaire Hors les murs, l’iReMMO vous invite dans le Val de Marne pour deux cycles de rencontres consacrées aux Sociétés en révolution(s).

Jeudi 30 mai 2013 19h-21h :

- Projection /débat de Alger, une jeunesse en quête d’intimité

En présence de la réalisatrice Anne-Marie Filaire et de Farida Souiah, Doctorante à Sciences po Paris, et ATER à l’Université de Cergy Pontoise.

Samedi 1er juin 2013 13h15 - 17h15

- 13h15 : Internet, réseaux sociaux, téléphones mobiles : les sociétés arabes bousculées par les nouvelles technologies ?

avec Yves Gonzalez-Quijano, traducteur et enseignant-chercheur à l’Université Lumière-Lyon II.

- 15h15 : Quelle place pour les femmes arabes et musulmanes ?

avec Nacira Guenif, sociologue, enseignante à l’Université Paris Nord (Paris 13), chercheuse à EXPERICE (Paris 13-Paris 8).

Salle Robespierre
2, rue Robespierre, 94200 Ivry-sur-Seine

Entrée libre !

Archives


Le révolutions arabes ont mis en lumière l’existence de sociétés dynamiques dans le monde arabe. Elles nous ont notamment donné à voir des jeunesses pleines d’initiative, très éloignées de l’image que les grands médias pouvaient donner de la "rue arabe", toute en haine et en furie. Le monde a ainsi découvert des jeunes hyper-connectés et avides d’engagement, quelque soit par ailleurs l’idéologie qu’ils privilégient.

En ce retour du printemps, l’iReMMO s’intéresse à ces sociétés en ébullition et à leurs jeunesses en mouvement, à travers une série de rencontre :

- Révolution (nom, féminin) : Le printemps arabe des femmes
Vernissage : jeudi 16 mai de 18h à 20h30 Projection du webdocumentaire Sout el shabab - La voix des jeunes , en présence de Marion Guénard journaliste à France Culture et Mediapart et Rachida El Azzouzi, journaliste à Mediapart.

- Université Populaire : Jeunesses arabes et musulmanes
Samedi 18 mai 2013 de 10h30 à 18h Avec : François Burgat, Laurent Bonnefoy et Nilufer Göle.

- Université Populaire "hors les murs" :Révolutions arabes : sociétés en révolution(s)
Jeudi 30 mai 2013 19h-21h et Samedi 1er juin 2013 13h15 - 17h15 Avec : Anne-Marie Filaire, Farida Souiah, Yves Gonzalez-Quijano et Nacira Guenif.


En ce 9 avril, la Tunisie commémore les évènements survenus en 1938 et rend hommage à ses "matyrs". À cette occasion, l’iReMMO met la Tunisie en avant avec 2 rencontres et quelques conseils de lecture.

- La révolution tunisienne en perspective(s)
Mardi 9 avril de 18h à 20h

- Rencontre autour de Bourguiba
Mercredi 17 avril de 18h à 20h

- De Thâalbi à Bourguiba de Kmar Bendana
Chercheuse et Enseignante d’histoire contemporaine à l’Université de Tunis.

-  Tunisie : la révolution et ses passés de Nicolas Dot-Pouillard,
coll. Bibliothèque de l’iReMMO, Ed. L’Harmattan 2013

- Regardez aussi la vidéo de notre rencontre Regards croisés d’ambassadeurs sur la transition démocratique en Tunisie


La prochaine Université Populaire de l’iReMMO, qui aura pour thème :

Culture(s) en Méditerranée et dans le monde arabe

aura lieu samedi 6 avril de 10h30 à 18h.

avec :

- Yves Gonzalez-Quijano, traducteur et enseignant-chercheur pour un Etat des lieux des pratiques culturelles dans le monde arabe et musulman

- Bernard Hourcade, Géographe et chercheur, sur les Cultures iraniennes

- Rania Samara, traductrice et chercheuse, à propos de La littérature de prison dans le Machreq arabe


À l’occasion de la parution de Comment j’ai cessé d’être juif, l’iReMMO accueillera Shlomo Sand vendredi 29 mars de 12h30 à 14h pour une rencontre exceptionnelle

« Supportant mal que les lois israéliennes m’imposent l’appartenance à une ethnie fictive, supportant encore plus mal d’apparaître auprès du reste du monde comme membre d’un club d’élus, je souhaite démissionner et cesser de me considérer comme juif. »

Dans le cadre de son Université Populaire Hors les murs, l’iReMMO vous invite dans le Val de Marne pour deux cycles de rencontres consacrées aux incertitudes régionales.

Au regard des bouleversements que la région Méditerranée Moyen-Orient, a et continue de traverser, ce cycle fera état de trois situations singulières : la révolution syrienne, la Palestine et l’impact de la crise au Sahel sur la géopolitique du Maghreb.

Jeudi 28 février de 19h à 22h :

- Projection /débat Des racines du régime syriens à l’émergence de la révolution d’aujourd’hui

En présence de Salam Kawakibi, directeur de recherche à l’Initiative arabe de réforme, et Hala Alabdalla, cinéaste syrienne.

Salle Robespierre
2, rue Robespierre, 94200 Ivry-sur-Seine

Entrée libre !


Écrit par deux spécialistes de la région, ce livre s’attache à dépasser le cadre de la crise syrienne actuelle pour la replacer dans son contexte régional et en éclairer aussi bien l’origine que les conséquences.


L’Assemblée générale des Nations unies va devoir se prononcer d’ici la fin du mois sur un projet de résolution permettant à la Palestine d’obtenir le statut d’Etat observateur. En choisissant cette option, les Palestiniens ne refusent évidemment pas la reprise des négociations que vous appelez de vos vœux. Alors qu’ils ont prouvé, depuis 18 ans, qu’ils veulent négocier et qu’ils sont prêts à recommencer très rapidement, ils souhaitent avant tout s’abstraire des conditions du processus d’Oslo, qui ont surtout permis à Israël de continuer à renforcer son emprise sur le territoire de leur futur Etat. Il s’agit certes de négocier mais cette fois-ci dans le cadre des principes du droit international. Leur reconnaissance en tant qu’Etat par les Nations unies leur permettra ainsi de replacer le droit international au centre des discussions. Sans ce préalable indispensable, les négociations qui pourraient reprendre auront le même destin que les précédentes : le renforcement de la position d’Israël, puissance militaire occupante au détriment de la population de la Cisjordanie (dont Jérusalem-Est) et de Gaza, et surtout une menace pour la paix comme le prouvent les tragiques événements actuels.


L’Assemblée générale des Nations unies va devoir se prononcer d’ici la fin du mois sur un projet de résolution permettant à la Palestine d’obtenir le statut d’Etat observateur.

En choisissant cette option, les Palestiniens ne refusent évidemment pas la reprise des négociations que vous appelez de vos vœux. Alors qu’ils ont prouvé, depuis 18 ans, qu’ils veulent négocier et qu’ils sont prêts à recommencer très rapidement, ils souhaitent avant tout s’abstraire des conditions du processus d’Oslo, qui ont surtout permis à Israël de continuer à renforcer son emprise sur le territoire de leur futur Etat. Il s’agit certes de négocier mais cette fois-ci dans le cadre des principes du droit international. Leur reconnaissance en tant qu’Etat par les Nations unies leur permettra ainsi de replacer le droit international au centre des discussions. Sans ce préalable indispensable, les négociations qui pourraient reprendre auront le même destin que les précédentes : le renforcement de la position d’Israël, puissance militaire occupante au détriment de la population de la Cisjordanie (dont Jérusalem-Est) et de Gaza, et surtout une menace pour la paix comme le prouvent les tragiques événements actuels.


L’iReMMO s’associe au département du Val de Marne. Dans le cadre de l’initiative "Approches du monde de demain", lancé par le département, l’iReMMO organise trois cycles d’université populaire sur la Méditerranée et le Moyen-Orient au cours de l’année 2012-2013 à Ivry-sur-Seine.

Premier cycle : Les révolutions arabes, et maintenant ?

Jeudi 18 octobre 2012 - de 19h à 22h

Où en sont les révolutions arabes ?, avec Alain Gresh, directeur-adjoint du Monde diplomatique.

Samedi 20 octobre 2012 - de 14h à 18h

Les islamistes, victorieux du "printemps arabe" ?, avec Stéphane Lacroix, professeur à l’École des affaires internationales - Paris school of international affairs (PSIA)

Derrière les révolutions, quels enjeux économiques et géo-stratégiques ?, avec Akram Belkaïd, journaliste indépendant et essayiste

Entrée libre !


Ban Ki-moon était la semaine dernière en Bosnie. Il est le premier secrétaire général de l’ONU à se rendre à Srebrenica où en juillet 1995 les troupes serbes de Bosnie ont massacré près de 8000 hommes alors que le Conseil de sécurité en avait fait une zone de sécurité sous la protection de Casques bleus. Un massacre qualifié de génocide par la justice pénale internationale… Cette visite a son importance, d’abord pour la mémoire des Bosniaques assassinés et leurs familles mais aussi pour les Nations unies qui viennent très officiellement, par la voix de leur plus haut responsable, reconnaître leur faute. ...


Etrange et macabre arithmétique : les 108 morts de Houla semblent sortir la communauté internationale de sa torpeur alors qu’ils s’ajoutent à une série déjà tragique de milliers de personnes assassinées par le régime syrien, plus de 13.000 depuis le début de cette révolte... On peut penser qu’il s’agit là d’un tournant, peut-être décisif, dans cette guerre contre les civils avant qu’elle ne bascule dans une guerre civile.


Le premier tour des élections législatives du 2 mars de cette année a produit une certaine surprise. Certes, elles n’ont opposé que des groupes religieux identifiables par les seuls experts et de tendance conservatrice. Les réformateurs, en effet, avaient recommandé de boycotter ces élections et il semble que leurs consignes aient été respectées dans l’ensemble. La participation quant à elle, de quoi surprendre puisqu’elle aurait été de 65 % du corps électoral...


Avec l’émergence de l’islam politique et plus récemment le « printemps arabe », le mot « charia » est passé dans le vocabulaire commun comme synonyme de « fanatisme ». Un retour aux sources et à l’histoire récente des mouvements intellectuels et politiques du monde musulman semble vraiment utile pour prendre la mesure de ce qui se passe au sud de la Méditerranée. L’ensemble des préceptes fondamentaux régissant le droit musulman est communément désigné du nom de charia. Le terme est d’un usage ancien et n’a soulevé de controverses que depuis quelques cinquante ans...


La porte de l’ONU est en train de se fermer aux Palestiniens. Où sont les espoirs et les promesses d’Oslo et Madrid ? Pendant longtemps, les Palestiniens ont eu recours à la résistance armée pour s’opposer à l’occupation militaire de leur territoire. Avec la dernière Intifada, le résultat fut catastrophique. La société israélienne s’est radicalisée vers la droite et l’extrême droite tandis que la société palestinienne a été soumise à la répression la plus dure qu’elle n’ait jamais connue.


Par Kmar Bendana, historienne et professeure à l’Université de la Manouba, Tunis

On était prévenus que la démocratie était le moins mauvais des régimes et que sa construction serait pavée de dangers. A chaque écueil de la restructuration de la vie politique, on perçoit les profondeurs de la société, le poids des mentalités et les usages qu’en font les politiciens du moment. Après le serpent de mer de la chariâa, source ou inspiration du futur droit positif (officiellement rejeté), le spectre de l’égalité entre les sexes vient empoisonner la phase constitutionnaliste d’une prise de pouvoir qui passe par les mots en forçant les institutions.

Un mot, une brèche

La bataille immédiate qui chauffe à l’approche du 13 août, jour anniversaire de la promulgation du Code du Statut Personnel (CSP, 1956) est partie du mot « complémentarité » qu’un texte préparatoire issu de la commission Droits et Libertés a estimé bon d’intégrer dans le futur article à soumettre à la discussion générale. A part dans le domaine de la procréation, on voit mal comment une femme est complémentaire de l’homme, et vice versa. A quoi rime la précision de la famille et de la patrie -deux consensus mous- dans la définition constitutionnelle de l’égalité ?


Bien sûr la Révolution de Tunisie était imprévisible quant aux dates et aux modalités de son déroulement. Pour autant elle ne doit rien au hasard. Ces dernières années, les nombreuses manifestations ouvrières, réprimées et ignorées, n’ont pas eu de débouché politique mais elles témoignaient déjà du profond mal être éprouvé par tous ceux qui se sentaient exclus et méprisés par un système clanique, prédateur et oppresseur. Ce mouvement populaire est né dans une région rurale toujours délaissée par le pouvoir central contre lequel elle s’est souvent rebellée ; Sidi Bou Zid, en effet, est depuis longtemps « une ville de résistance » ; dès 1864, elle se levait contre l’armée du Bey.

Dernier numéro de la revue Confluences Méditerranée

L’iReMMO partage ses locaux avec une librairie L’Harmattan qui comprend près de 20 000 volumes consacrés à la Méditerranée et au Moyen-Orient.

La librairie et l’espace photo de l’iReMMO sont ouverts du lundi au samedi, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h.

5/7, rue Basse des Carmes 75005 Paris

Métro : Maubert Mutualité / Bus : 63, 86, 87