Du 1er octobre au 10 novembre 2012
Exposition
Photographies d’Alain Gédovius et Yves Robertet
Si la Casbah d’Alger garde encore pour beaucoup son mystère teinté d’exotisme fait de brigandages, de souteneurs et de prostituées, immortalisé par Jean Gabin dans "Pépé le Moko" déambulant dans ce labyrinthe de ruelles et d’impasses plus inquiétantes les unes que les autres, les terrasses, domaine de tout temps réservé aux femmes et aux enfants n’ont jamais été franchement mises en valeur par la photographie.

A la fin de la colonisation française, avant et pendant la bataille d’Alger, elles servirent dans leur fuite aux combattants du FLN qui échappaient de cette façon aux patrouilles qui ratissaient les rues. La vie d’en bas vue des terrasses et des guérites militaires installées à des points clef est tout aussi rare car nul photographe ne s’aventurait comme l’ont fait Alain Gédovius et Yves Robertet dans cet univers interdit aux hommes.
Exposition en partenariat avec l’association Paris-Bibliothèques. En parallèle à l’exposition présentée à l’iReMMO, retrouvez le travail d’Alain Gédovius et Yves Robertet qui présentent, du 11 octobre au 10 novembre, « Alger, 1959-1960 : architecture et patrimoine de la Casbah » à la bibliothèque Rainer Maria Rilke*.
Rencontre
Une rencontre est organisée le vendredi 12 octobre de 19h à 21h à la bibliothèque Rainer Maria Rilke*, avec le photographe Alain Gedovius et la sociologue Nassima Dris, auteure de La ville mouvementée sur le thème : La Casbah d’Alger : marges sociales, mémoire et temporalité urbaines
Présentation : La Casbah d’Alger n’est ni un simple espace dans la ville ni un quartier comme les autres. Bien que située socialement à la marge, elle reste dans l’imaginaire collectif l’essence de la ville, sa mémoire et son identité. Elle symbolise surtout la résistance pendant la guerre de libération. Cette temporalité la gratifie d’une légitimité historique à l’échelle nationale. Mais la force de ce quartier réside dans sa capacité à rester vivant, loin de toute muséification, car c’est là où s’expriment de nouvelles expériences de la vie ordinaire et des revendications sociales fortes marquées par les enjeux d’un patrimoine identitaire.
Nassima Dris est maître de conférences en sociologie, membre de l’équipe de recherche « Dynamiques Sociales et Langagières » (DySoLa) de l’université de Rouen. Elle est actuellement en délégation au CNRS pour un projet de recherche intitulé « Patrimoines, politiques urbaines et justice spatiale au Maghreb : en marge de la ville, au cœur des sociétés ».
*88ter bd de Port-Royal Paris 5è
Décrochage
Décrochage à l’iReMMO le jeudi 8 novembre de 18h à 20h30.





