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Réseau Euro-Méditerranéen d’Universitaires (REMU)
Depuis quelques années, nous sommes entrés dans une nouvelle phase historique de la construction européenne avec notamment la réflexion inachevée sur les institutions, l’élargissement vers l’Est et les négociations avec la Turquie.
Dans ce vaste et complexe processus politique, la question des relations entre l’Europe et les États situés au sud de la Méditerranée s’avère d’une importance stratégique décisive. D’autant plus, au moment où se produisent un peu partout dans le monde arabe, les mouvements de révolte et cet élan vers la démocratie qui vont changer en profondeur nos perceptions et nos relations avec ces pays. Si le processus initié à la conférence de Barcelone en novembre 1995 a donné des résultats intéressants, il n’a certainement pas produit ce qu’on pouvait en attendre pour rapprocher les peuples des différents pays du bassin méditerranéen et faire de ce vaste ensemble « un espace de paix, de sécurité et de prospérité », pour reprendre les termes de la Déclaration de Barcelone.
Dans ces enjeux majeurs pour les temps qui viennent, si les responsabilités des pouvoirs publics sont essentielles, celles de la société civile ne le sont pas moins. C’est aussi en effet à ses membres, à ses associations, à ses institutions qu’il incombe de lancer des idées, des pistes, des initiatives pour que ces grands défis soient relevés.
Dans cette configuration géopolitique en profonde mutation, les universités sont des acteurs clés puisqu’elles sont le lieu de la formation de celles et de ceux qui deviendront demain les nouveaux cadres de leur nation.
C’est dans cette perspective que l’université de Cergy-Pontoise (UCP) a décidé dès 2004 de prendre sa part, aussi modeste soit-elle, dans cet effort nécessaire de rapprochement et d’apprentissage de la connaissance de l’Autre. Dans ce cadre, plusieurs manifestations s’inscrivant dans les enjeux euro-méditerranéens de l’Union Européenne mais aussi dans les problématiques locales d’intégration ont été imaginées.
Le REMU s’est alors constitué et a décidé d’organiser chaque année à partir de 2007 l’Université Libre de Méditerranée (ULM).
Université libre de Méditerranée (ULM)
L’originalité de cette université d’été est d’être conçue comme un lieu de rencontres entre les futurs cadres de leur pays pour débattre ensemble des grandes questions de cette région et apprendre à se connaître. Ces jeunes viennent de tous les pays riverains du bassin méditerranéen et aussi de quelques pays européens non riverains comme l’Allemagne ou la Belgique pour ne citer que des pays avec lesquels nous avons déjà des contacts. A terme, nous visons un maximum de pays de l’espace euro-méditerranéen.
Pendant une semaine, il y a chaque jour deux conférences matinales animées par un ou deux universitaires spécialistes de la question traitée. L’après-midi est consacré à des ateliers (Théâtre/Écriture journalistique) conçus en liens avec le thème général de l’édition de chaque ULM.
La soirée, à partir de 18h, est tout à fait libre pour que les étudiants puissent tranquillement se retrouver entre eux et découvrir la région où se tient l’ULM. Une demi journée est toujours prévue pour une visite culturelle.
Ces rencontres annuelles permettront, à terme, de créer un réseau d’anciens étudiants de l’ULM. Cela commence déjà à prendre forme puisque la première rencontre remonte à 2005 et que certains étudiants reviennent chaque année.
Depuis 2007, différents pays ont accueilli l’ULM :
En 2007, l’ULM s’est tenue à Casablanca avec le soutien de la Chaire Jean Monnet de l’université Hassan II de Casablanca, du Centre d’Etudes Euro-Méditerranéennes (CEEMED) (Maroc), du groupement d’études et de recherches sur la Méditerranée (GERM) et de la Fondation Erbert (Maroc). Le thème général débattu en ateliers était « Euromed dialogue de sourds ? Parole à la jeunesse ! ». Une des innovations de cette nouvelle initiative a été la création d’un atelier-théâtre animé par un metteur en scène professionnel. Cette approche de la relation à l’Autre par le théâtre s’est révélée d’un intérêt décisif au point qu’il a été décidé de l’intégrer comme une dimension majeure des prochaines rencontres.
En 2008, l’ULM s’est déroulée à Liège, sur le thème de « La peur de l’Autre » avec notamment le Groupement d’Etudes et de Recherches sur la Méditerranée (GERM) qui est la tête de réseau FAL au Maroc, le Cercle du dialogue culturel (Liban), l’Université et la municipalité de Liège (Belgique) et la Fondation Erbert. Les débats animés par les professeurs de différentes nationalités ont été structurés autour de trois questions : stéréotypes et généralisation dans les discours politiques ; le fou et l’étranger : histoire d’une mise à l’écart ; le vocabulaire de la sociologie religieuse est-il toujours un instrument utile ? Un atelier théâtre axé sur le thème global de la peur de l’Autre a également été mis en place. Celui-ci a donné lieu, à la fin de la session, à une courte mais saisissante représentation. Les étudiants sont venus de 10 pays : Algérie, Allemagne, Belgique, Égypte, France, Italie, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine.
En 2009, l’ULM a été organisée à la Facultés des sciences juridiques, économiques et sociales Ain Sebaâ, Université Hassan II-Mohammedia avait pour thème « La paix en Méditerranée, à quelles conditions ? ». Elle a réuni soixante étudiants et une dizaine d’intervenants venus de tout le bassin méditerranéen. Les conférences ont croisé les analyses des sciences politiques, de l’agronomie, du droit de l’économie et de la sociologie tandis que trois ateliers étaient consacrés au développement durable, aux relations internationales et à la culture.
En 2010, l’ULM a été acceuilli par l’Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (IAMM). Les étudiants venus de France, Belgique, Italie, Maroc, Algérie, Liban, Jordanie et Palestine ont pu débattre sur le thème « Migrations et Populations ». Les conférences ont mis en lumière les problématiques démographiques, alimentaires, agricoles, économiques et historiques auxquels sont confrontées les populations de cette région. Un atelier-théâtre et un atelier de production étudiante (écriture, vidéo, photo) étaient également proposés aux étudiants pendant l’après-midi. L’ULM 2010 a reçu le soutien de la Fondation Bernheim.
En 2011, l’ULM a eu lieu sur le campus de l’Université libanaise de Saida du 10 au 17 juillet. Au regard des événements de ce début d’année, les sujets abordés concerneront en grande partie les révolutions qui secouent actuellement le monde arabe. Tout comme l’année précédente, un atelier théâtre et un atelier d’écritures journalistiques sont proposés aux étudiants. L’ULM a bénéficié pour cette édition du soutien de l’Université Libanaise de Beyrouth, de l’Ambassade de France à Beyrouth, de l’Institut Français du Proche-Orient (IFPO), de la Fondation Berheim et de certaines des Universités membres du REMU.
En 2012, l’ULM a été accueilli par l’Université Libre de Bruxelles du 8 au 15 juillet. Dans le prolongement de l’édition 2011 nous avons travaillé sur le thème des "Transitions démocratiques en Méditerranée". En plus des ateliers théâtre et d’écriture, il y a eu cette année un atelier vidéo.
Les Partenaires
Les rencontres de l’ULM ont bénéficié de l’appui et de la collaboration de multiples partenaires. A ce jour, nos partenaires sont ou ont été les suivants :
- des professeurs qui ont le soutien de leurs universités : université Ain Sebaâ Hassan II-Mohammedia (Maroc), ULB (université Libre de Bruxelles, université de Florence, université de Zarka (Jordanie), université libanaise de Beyrouth, université Saint Joseph (Liban) université de Bir-Zeit (Palestine), université de Tunis II, université de Jaen (Espagne), université française d’Egypte, université de Cergy-Pontoise, université Paris 3, université Pierre Mendès-France de Grenoble, CIHEAM (Centre International des Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes), IAMM (Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier),
des institutions comme la région Ile-de-France, la délégation de l’UE à Amman, le ministère de la communauté française de Belgique, la région Wallonie, la ville de Cergy, le Conseil général, du Val d’Oise, Babelmed, les éditions Larcier (en Belgique), la Fondation Ebert, la Fondation Seydoux, l’Harmattan (en France), la revue Confluences Méditerranée, le théâtre du Lucernaire (Paris), la Fondation Anna Lindh, la Fondation Bernheim, l’Ambassade de France à Beyrouth, l’IFPO, l’iReMMO.
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